Le feu qui m'a forgée

Ce n'est pas malgré le feu que je me suis relevée. C'est grâce à lui

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Une quête née du silence et de la douleur

 

Avant de te parler de mitochondries, de cortisol chronique ou de dysfonction cellulaire, je dois te parler d’une petite fille qui grandissait dans la peur.

Pas la peur ordinaire de l’enfance. La terreur quotidienne, celle qui ne lâche jamais, celle qui s’installe dans le corps comme une empreinte indélébile. J’ai grandi dans un environnement maltraitant, où la violence était la langue commune et la peur le seul horizon. Dès l’enfance, mon corps répondait à ce que ma bouche ne pouvait pas dire : des crises d’acétone sévères chaque année à mon anniversaire, témoin de ma révolte face à une mère dégoûtée de voir encore une fille arriver, des douleurs qui partaient du bas des jambes et remontaient le long du dos, jusqu’à la nuque à chaque changement de temps, une impossibilité de m’endormir le soir avant tard dans la nuit et qui me laissait assommée au réveil, une hyperactivité, une révolte et une agitation intérieure que je ne pouvais pas nommer et que personne autour de moi n’entendait.

Je sais aujourd’hui ce que c’était. Un système nerveux en état d’alerte permanent. Des surrénales qui carburaient au cortisol depuis l’enfance. Un corps qui portait ce que l’esprit ne pouvait pas encore intégrer.

 

Une femme recroquevillée dans un environnement sombre et brisé, symbolisant la douleur et l'effondrement intérieur.

La vie d’adulte n’a pas allégé ce fardeau. Elle l’a complexifié

 

Des épreuves, j’en ai traversé. Comme beaucoup. Des ruptures, des trahisons, des années à élever seule mes enfants tout en travaillant, en me formant, en cherchant. J’ai fait quatre ans de formation en acupuncture tout en tenant un poste à plein temps, en subissant du mobbing et en rentrant tard le soir.

Des douleurs articulaires s’installaient progressivement. Le dos d’abord et ensuite, les genoux. Puis les mains, la nuque, les coudes, les épaules, les chevilles. Des fourmillements, des pertes de sensibilité et de force dans les mains, des doigts endoloris et à ressauts, des nodules qui se formaient sur les articulations de ceux-ci et des muscles qui s’enflammaient après le moindre effort et ne récupéraient plus.
Je prenais des anti-douleurs et des anti-inflammatoires pour tenir. Je pratiquais sur moi-même l’acupuncture pour calmer la douleur, et je continuais.

J’avais grandi avec une mère qui carburait aux médicaments : antidépresseurs, anxiolytiques, et tout ce que les médecins voulaient bien prescrire.
J’avais juré que jamais je n’irais sur ce chemin là. Et pourtant, à force de tenir l’intenable, je m’y étais retrouvée moi aussi ; pas avec les mêmes molécules, mais avec du paracétamol, des anti-inflammatoires et autres joyeusetés, pris de plus en plus souvent, en doses croissantes, avec de moins en moins de soulagement, juste pour pouvoir fonctionner.

 

"Un jour, j'ai ouvert les yeux et je me suis vue, dans un état de dégradation de plus en plus marqué."

Le sevrage a été brutal. Parce qu’arrêter, c’était laisser revenir toute la douleur que j’avais mis des années à comprimer.

Je l’ai fait seule, comme tout le reste. Et dans le même temps, il y avait cette fatigue qui s’installait progressivement depuis plusieurs années. Une fatigue qui vous laisse épuisée le matin au réveil, même après des nuits où je sombrais dans un sommeil sans rêves dès que je posais la tête sur l’oreiller et ne me réveillais pas avant le réveil-matin.
Je croyais pourtant bien dormir. Mais je n’étais jamais reposée.

Puis est venu l’effondrement.

 

Un burn-out monumental, celui où le cerveau lâche quand on est allé jusqu’au bout de soi-même et qu’on a refusé d’écouter le corps. Je ne savais plus comment je m’appelais. Mes codes, ma date de naissance, les mots les plus simples, tout disparaissait dans un brouillard épais.
Le matin, poser le pied par terre était une épreuve. Des douleurs atroces dans les talons me faisaient hésiter à me lever.
La nausée était constante. Je carburais aux anti vomitifs, au coca-cola et aux huiles essentielles de menthe pour lutter contre les nausées au travail et durant le trajet.

Tant que j’étais prise dans le rythme, mon mental tenait, je ne pensais pas, je devais juste tenir, coûte que coûte. Mais les jours de congé, l’angoisse torturait mon ventre et me réveillait tôt le matin.

Le jour où je me suis effondrée, j’ai fondu en larmes au travail et je n’ai plus pu m’arrêter. Durant 3 mois, je n’ai cessé de pleurer. J’étais incapable de parler sans fondre en larmes. Quelque chose en moi s’était brisé. C’était terminé.

Mais bien avant ce burn-out, quelque chose avait déjà  basculé.

 

À la naissance de mon dernier enfant, j’ai vécu une expérience de mort imminente.
Moi qui avais grandi sans aucune croyance spirituelle, sans repère métaphysique d’aucune sorte, j’ai traversé quelque chose d’une intensité absolue qui a remis en question les fondements mêmes de ce que je croyais être la réalité.

Cette expérience a ouvert des portes auxquelles je n’étais pas préparée. Elle a aussi déclenché en moi un besoin viscéral, presque animal, de comprendre  la vie, le corps, la conscience, ce qui nous maintient ici et ce qui nous détruit. C’est elle qui a mis le feu à la quête.

Pendant cette période, j’ai aussi pu observer de près ce que la médecine conventionnelle pouvait faire quand elle dérape. Ma mère prenait une quantité impressionnante de médicaments : antidépresseurs, anxiolytiques, et bien d’autres choses encore.
Une prescription inappropriée l’a mise en danger réel, au point de provoquer un accident de voiture sérieux. C’est ce drame, et la façon dont son médecin a réagi face à elle, qui l’a décidée à tout arrêter. 

C’est alors que je lui ai  proposé un soutien  complémentaire, avec de la phyto et des compléments.
Comme elle séjournait chez moi, j’ai pu l’observer de près. Et ce que j’ai vu ensuite m’a profondément marquée. Mais ce qui m’a le plus frappée, ce  que je ne pourrai jamais oublier, c’est qu’elle n’avait plus besoin des antidépresseurs. Plus besoin des anxiolytiques. Ces molécules qu’elle prenait depuis si longtemps et qu’on lui avait présentées comme indispensables, ne l’étaient pas.

Attention! Je ne tire aucune conclusion générale de cette expérience. Je témoigne simplement de ce que j’ai observé, dans ce cas précis. Mais cette expérience a renforcé en moi une conviction profonde : le corps a des ressources que nous sous-estimons, et la biochimie cellulaire mérite qu’on s’y intéresse sérieusement. Je portais certaines de ces connaissances depuis un certain temps. Je ne savais pas encore que j’allais devoir les appliquer à moi-même.

L’EMI avait été le premier séisme. Le burn-out fut le deuxième; celui qui m’a forcée à m’arrêter vraiment et à reprendre ce questionnement fondamental : pourquoi sommes-nous là, sur cette terre? Quel sens donner à tout ce que nous traversons? Et qui sommes-nous réellement? 

J’ai travaillé sur moi avec une intensité que peu de gens peuvent imaginer. Les médecins et même les assurances voulaient m’imposer des antidépresseurs. Encore!
Là aussi, j’ai refusé. Je voulais comprendre comment j’en étais arrivée là, à accepter l’inacceptable, à me maltraiter et à me laisser maltraiter de la sorte.

La psychologie, les approches spirituelles, les régressions, les soins énergétiques.
J’ai déconstruit des croyances que je portais depuis toujours et qui pourrissaient ma vie. Des conditionnements sociétales qui nous sont imposés depuis le début de notre éducation et qui m’empêchaient d’être vraiment moi.

J’ai appris à explorer les profondeurs de mon subconscient, à écouter mon intuition mais aussi mon corps en étant plus présente aux signaux qu’il m’envoyait, à le nourrir autrement. Non plus comme une machine à faire tourner, mais comme un être vivant d’une intelligence et d’une résilience extraordinaires, qui ne cesse jamais de communiquer, même quand personne ne l’écoute.

Et puis le covid est arrivé.

 

Perte du goût et de l’odorat pendant un an. La fatigue que j’avais réussi à surmonter longtemps après ce burn-out grâce à l’alimentation cétogène, fut de retour et s’installait par vagues imprévisibles.
Et surtout, des douleurs articulaires qui explosaient, une inflammation généralisée, des nuits où la douleur me réveillait à chaque mouvement, des matins où je devais mettre mon réveil 30 minutes en avance pour réussir à me lever et à me mettre en mouvement dans les temps, des crises avec fièvres après chaque effort physique que je pouvais de moins en moins faire, des douleurs et une neuropathie dans les mains qui m’empêchait d’écrire, de tenir une aiguille sans douleurs, de tenir mon téléphone sans brûlure, des pieds qui me brûlaient et fourmillaient le soir dans mon lit.

Des symptômes que je connaissais d’avant mais qui furent de retour beaucoup plus violemment. Là, j’ai compris que quelque chose de fondamental était en jeu.
Alors j’ai cherché. Encore! Mais cette fois différemment.

Ce que je ne savais pas encore, c’est que cette période sombre allait tout accélérer.
Le covid a déclenché quelque chose de plus profond. Il a ouvert un niveau de compréhension nouveau; sur le corps, sur ce qui nous gouverne, sur les mécanismes qui maintiennent l’humanité dans l’ignorance de sa propre puissance.

Le sens de tout ce que j’avais traversé est apparu avec une clarté que je n’avais jamais connue. SLAKE allait naître de là.

Un phénix majestueux déployant ses ailes de feu, émergeant des cendres pour symboliser la renaissance et la force retrouvée.

C’est là que j’ai trouvé la mitochondrie.

 

Pas dans un livre de médecine. Dans mes propres symptômes, recoupés avec des mois et années de recherches, de liens établis entre ma biochimie, mon histoire, la médecine chinoise et ce que mon corps continuait de me dire.

L’état de mes intestins, pourquoi mon ventre était toujours distendu, puis les compléments, le NAC, le P5P, le magnésium intracellulaire, la nattokinase, la serrapeptase.
L’alimentation cétogène qui avait déjà, des années auparavant, redonné à mon cerveau la clarté que j’avais perdue et éteint l’inflammation de mes articulations.

J’ai compris que mes surrénales, épuisées depuis l’enfance par des décennies de cortisol chronique, avaient vidé des réserves que personne n’avait jamais pensé à reconstituer.

Que la peur de l’enfance s’était inscrite dans ma biochimie cellulaire. Ces douleurs que j’avais enfant, qui partaient de l’arrière de mes jambes pour remonter jusqu’à la nuque, suivaient en fait le trajet du méridien de la vessie — lié au méridien du rein et donc à la peur — et au méridien de la vésicule biliaire — lié au méridien du foie et donc à la colère et à la révolte qui m’habitait depuis toujours.

Cette compréhension a tout changé.

"Mon corps ne m'avait pas trahi ; il avait simplement porté, trop longtemps, trop seul, ce que personne ne l'avait aidé à déposer."

SLAKE est né de là.

 

Pas d’une théorie. Pas d’un diplôme. Mais d’une vie entière passée à chercher des réponses que la médecine conventionnelle n’avait pas.

D’un corps qui a tout expérimenté avant que la science mette des mots dessus.
D’une femme qui a refusé, obstinément, de s’entendre dire que les antidépresseurs étaient la seule réponse.

Si tu es là, c’est peut-être parce que toi aussi tu cherches.
Parce que toi aussi ton corps te parle et que personne ne sait l’écouter.
Parce que toi aussi tu sens qu’il y a quelque chose de plus profond derrière ta fatigue, tes douleurs, ton mal-être.
Parce que toi aussi tu as compris que la solution se trouve dans la reconquête de Soi et de ta Souveraineté, dans ton propre pouvoir sur ton corps, ta santé, ton bien-être et ton âme.

Tu es au bon endroit.

 

Marie